J'ai choisi cette photo ca bizarrement je me souviens que ma mère l'ait prise même si je n'avais que cinq mois. Est-ce parce que j'ai eu peur d'être entourée par deux tigres ?
Voila le rouquin c'est puce l'autre c'est poucy mais mise à part cette photo je n'ai aucun autre souvenir de lui car il est mort peu de temps aprés d'une cystite. (snif)
Puce était déja la avant ma naissance il est d'avril 1981. C'était un véritable chat de garde : son père était un chat sauvage et sa mère une chatte domestiquée. Puce a hérité des gènes de son père. Quand je n'étais qu'un tout petit bébé, il voulait toujours dormir sur le landau. Ma mère devait toujours me mettre à l'abri ; elle avait peur qu'il m'étouffe. L'été, il vivait dans son parc dehors et l'hiver dans la maison. Du coup, l'été c'est moi qui lui apportait ses gamelles et qui lui lavait son parc (une fois par quinzaine en alternance avec mon père) mais ce qu'il y a de drôle c'est que lorsque c'était mon père qui le lavait il ressalissait son parc si sec, alors qu'avec moi il le gardait propre deux jours ce qui pour lui était un exploit (il n'a jamais été très propre pour un chat)
Un jour, mon père avait mal refermé la porte et Puce est grimpé sur le toit de son parc tel un renard grimpant à un arbre et voulut partir chez le voisin. Je n'ai fait ni une ni deux, j'ai traversé la cuisine, la véranda, ouvrit la porte de dehors. Là je me suis dirrigée vers vers Puce en l'appelant. Il se retourna, fit demi-tour (pendant ce temps je ne cessais de l'appeler et lui tendait les bras) Il sauta au sol, alors je m'accroupi, toujours en lui tendant les bras, dans lesquels il est venu se lover tout tremblant. Et je suis restée accroupi avec Puce dans mes bras en le couvant de caresses et de douces paroles.
Tous les ans, à chaques fêtes de Pacques, j'allais ramasser les chocolat. Puce se tenait assis dans un coin de son parc, marchait de long en large, chaque fois que je passai avec un oeuf. Je rentrais, prenais un petit oeuf praliné, le coupais en deux, et j'allais lui en donné un bout (l'autre moitié étant pour le lendemain) alors il posait les deux pattes avant sur le grillage, déroulait sa langue et attapait la praline. Et la machait tout en ronronnant (c'est le seul chat que j'ai connu et qui aimait le chocolat)
Un jour, on a démanagé, du coup il est parti chez ma grand-mère paternelle. Comme nous, l'hiver elle le gardait dans sa maison. Plus il vieillissait et plus il était difficile de le tenir propre. Une fois, il rentrait dans sa litière et sans faire gaffe, à mal visé et a fait à côté de sa litière. Ma tante (la soeur de mon père) l'a traité de salaud, et vous savez ce qu'il a fait ? Et bien il est sorti et il a pissé sur sa botte !!! Il a compris que c'était une insulte et qu'elle s'adressait à lui.
Mais ce qui restera à jamais graver dans ma mémoire, c'est qu'il se soit battu contre la mort pour attendre mon retour de vancances. En effet, c'était en août, les voisins se plaignaient que le chat hurlait à la mort pourtant, il ne manquait de rien. Mais peu de temps aprés que je suis rentrée (il l'a su parce que je suis allée le porter, lui faire des calins, des bisous, ...) il s'est enfin laissé mourir. Il a donc vécu jusqu'en septembre 1997. Ma puce, mon chat, mon amour que j'étais la seule à pouvoir cajoler (les autres ne pouvaient l'approcher), il ne se passe pas une journée sans que je ne pense à lui. Où que tu sois aujourd'hui, je continue à te faire de gros calins. Quand je suis triste c'est vers lui que je me tourne, après tout à travers moi je continue à le faire vivre dans mon coeur.